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Tenue d'un Atelier de Sensibilisation sur le Décret
portant Réglementation des Activités de Micro finance
au Burundi
IBB-Infos
( 23 Août 2006 )- Organisé par la Banque de la
République du Burundi (B.R.B.) avec l'appui du Projet de
Renforcement des Capacités en Micro finance au PNUD, un Atelier
de Sensibilisation sur le Décret portant Réglementation
des Activités de Micro finance au Burundi s'est tenu à
l'Hôtel Novotel ce mardi 22 août 2006.
Entrée
en vigueur le 22 juillet dernier, cette réglementation place
désormais les institutions de micro finance sous la supervision
et le contrôle de la Banque Centrale; en conséquence
aucune entité ne pourra plus exercer les activités
de micro finance ni se prévaloir de la qualité d'institution
de micro finance sans l'agrément de la B.R.B., celles en
exercice à cette date disposant d'un délai de six
mois pour se conformer aux nouvelles dispositions.
Destinée
à contribuer au développement d'un secteur de la micro
finance structuré, avec des institutions saines et professionnelles,
la nouvelle réglementation organise les établissements
de micro finance en
trois grandes catégories (Art.2 du Décret) :
-
sont classées en Première Catégorie, les
coopératives d'épargne et de crédit ou mutuelles
d'épargne et de crédit, qui sont des groupements
de personnes, sans but lucratif, fondés sur les principes
d'union, de solidarité et d'entraide mutuelle et ayant
principalement pour objectif de collecter l'épargne de
leurs membres et de leur consentir du crédit;
-
sont classées en Deuxième Catégorie, les
entreprises de micro finance, qui sont des sociétés
anonymes offrant des services financiers au grand public mais
n'ayant pas le statut de banque ou d'établissement financier
tel que défini par la Loi Bancaire ;
-
sont classées en Troisième Catégorie, les
programmes de micro-crédit qui sont les Organisations Non
Gouvernementales (ONG), les Associations Sans But Lucratif (ASBL),
les projets et les autres programmes accordant des crédits
à leurs clientèles.
Seuls les établissements de Première et de Deuxième
Catégories sont autorisés à collecter l'épargne
du public.
Alors
qu'il n'est pas exigé de capital minimum pour les établissements
de la Première et de la Troisième Catégories,
le capital minimum pour les établissements de la Deuxième
Catégorie ext fixé à 200 millions de francs
burundais.
Toute
coopérative d'épargne et de crédit doit enfin
compter au minimum 300 membres ayant souscrit et libéré
leurs parts sociales.
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