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SOMMAIRE
Message du Président du Conseil d'Administration
Rapport du Président du Comité de Direction
Evolution des activités de la Banque
Bilan Social
Bilan et compte de pertes et profits consolidés
Notes sur le Bilan et le Compte de Pertes et Profits
Rapport des commissaires aux comptes
Bilan, Compte de pertes et profits Interbank Burundi s.a. et INVESTIMMO
Résolutions de l'Assemblée Générale Ordinaire
Notre Réseau de distribution
Notre Réseau de Correspondants à l'Etranger

 

Rapport du Conseil d'Administration

EVOLUTION DES ACTIVITES

Dans cet environnement économique dégradé, la Banque a poursuivi ses activités de façon, malgré tout, soutenue, en adaptant au mieux ses structures et ses stratégies.

En matière commerciale, la Banque a poursuivi le renforcement de son réseau d'agences avec deux nouvelles implantations, à Muyinga en mai 2001 et à Buyenzi, à Bujumbura, quelques trois mois plus tard, et a doté ce réseau d'une nouvelle entité d'encadrement.

Dans le domaine de la gestion, l'INTERBANK BURUNDI s'est particulièrement attachée au renforcement de ses instruments de suivi des risques inhérents à l'ensemble de son activité : risques de crédits, risque d'illiquidité, risques administratifs et opérationnels.

Les résultats atteints, bien qu'en léger retrait comparés à l'exercice 2000, sont plutôt satisfaisants.

Les membres du Conseil d'Administration

- Georges COUCOULIS, Président (troisième à partir de la droite)
- Callixte MUTABAZI, Administrateur Directeur Général (troisième à partir de la gauche)
- Bonaventure NICIMPAYE, Administrateur (deuxième à partir de la droite)
- Arturo COSTA, Administrateur (deuxième à partir de la gauche)
- Jean-Michel VIDAL REBATTU, Administrateur (premier à partir de la droite)
- Marguerite RUMBETE, Adminstrateur (première à partir de la gauche)

POLITIQUE DES RESSOURCES

Caractéristique de l'environnement économique ambiant, le marché des ressources est resté sous tension sur tout l'exercice 2001.
Induites par une concurrence croissante sur les dépôts, ces tensions ont été alimentées par la réduction des lignes de refinancement individuelles des banques mais aussi par l'intervention de la Banque Centrale sur le marché des dépôts à travers l'offre de conditions très favorables sur les certificats du Trésor.

Les taux moyens de ces certificats sont ainsi passés de 12% à 19% de décembre 2000 à décembre 2001 pour les investissements à 3 mois.

Le renforcement de l'encadrement clientèle et l'élargissement du réseau de distribution par les implantations de Gitega, Muyinga et Buyenzi, ont favorablement contrebalancé les effets de ces tensions sur les ressources, de sorte que l'exercice se clôture avec un encours dépôts de 24.714,1 M, en croissance de 17,7%.

GESTION DES RISQUES DE CREDITS

Pour l'exercice 2001, la politique de la Banque en matière de risques de crédits s'est inscrite dans le programme " Renforcement de la Maîtrise des Risques " initié dès le début de l'année.

Maîtrise des Risques

Poursuivant le travail entamé l'exercice précédent, les chargés de relations ont refait l'inventaire des créances par degré de risque, lequel a abouti à un traçage d'actions ciblées dont, notamment, l'organisation de rencontres avec certaines catégories de débiteurs.

Administration des crédits

La décentralisation de la gestion administrative des crédits initiée en 2000 dans les agences de Bujumbura a été étendue aux entités de l'intérieur du pays permettant ainsi à nos clients de Ngozi, Kirundo, Gitega et Muyinga de bénéficier des normes de délais en vigueur au Siège.

En matière de suivi des créances, des lettres-types pré-imprimées ont été conçues pour le rappel des échéances tombées et le renseignement de celles impayées.

Encours de crédits

La demande de crédit est demeurée soutenue tout au long de l'exercice, alimentée par les besoins en devises, du moins durant le premier semestre, une forte dépréciation de la monnaie, la reconstitution des stocks de carburant et les nouveaux besoins de financement générés par les dernières implantations de Gitega, Muyinga et Buyenzi.

L'encours à fin décembre 2001 s'est ainsi établi à 24.970,6 M contre 21.546,4 M au 31 décembre 2000, soit une hausse de 15,9%.

SERVICES

International Banking

L'activité à l'International Banking a été fortement marquée par la pénurie de ressources en devises.

Dans ce contexte de pénurie, la préoccupation de la Banque est demeurée axée sur une utilisation judicieuse et une allocation équitable de la trésorerie en devises, avec une attention plus marquée au financement de la reconstitution des stocks de carburant, matières premières pour les industries clientes, matériaux de construction,…

Opérations de Guichet

Les opérations de collecte s'effectuent désormais sur dix guichets au lieu de huit en 2000.

En raison notamment de cet élargissement du réseau et des plages horaires l'accompagnant, les flux de trésorerie générés par ces dix guichets ont été très soutenus : les versements et transferts effectués à la BRB, en alimentation de notre compte courant, ont ainsi totalisé 28.453,4 M contre 24.707,9 M en 2000, avec une encaisse journalière qui a atteint la pointe de BIF 1.600 M.

Sur base des relevés des échanges de titres en compensation, nous relevons en outre que les titres de paiement INTERBANK BURUNDI représentent en permanence près de 50%, en nombre et en valeur, des titres de paiement en circulation.

Ce pourcentage était de 45% en 2000.

Réseau d'Agences

En s'implantant à Muyinga en mai et à Buyenzi trois mois plus tard, la Banque a complété et renforcé les synergies déjà existantes entre nos relations de la zone Nord du pays et de la capitale économique et politique.

Ce faisant elle est désormais en mesure de faciliter et de promouvoir les échanges entre les principaux marchés de Bujumbura et les villes les plus commerçantes de l'intérieur du pays grâce à son réseau connecté d'agences.

Les flux générés par cette liaison informatique et par radio ont totalisé 32.984,0 M, contre 22.055,7 M l'exercice précédent, soit 16.240,5 M avec Ngozi, 5.704,9 M avec Kirundo, 8.893,3 M avec Gitega et 2.145,3 M avec Muyinga.

RENTABILITE DES OPERATIONS

L'environnement politico-économique peu favorable conjugué au gel prolongé des financements extérieurs ont lourdement pesé sur la rentabilité de la banque.

Ainsi, la forte hausse des produits d'intermédiation clientèle a été contrebalancée par la chute sensible des produits et commissions sur opérations avec l'étranger, de sorte que l'exercice se clôture avec des bénéfices consolidés de 1.121,0 M, en retrait de 208,8 M par rapport à l'exercice précédent.

Ces réalisations demeurent néanmoins satisfaisantes et traduisent une maîtrise réussie des risques de crédits et des frais généraux.

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