En
effet, en dépit des promesses arrachées
à la Conférence des Bailleurs de Fonds du
Burundi de Paris en novembre 2000, l'aide internationale
n'a pas repris et l'économie a continué
à manquer cruellement de ressources en devises.
Conjuguée
à la faiblesse de la production nationale, notamment
vivrière du fait de l'insécurité, cette
pénurie de moyens de paiement à l'importation
a plongé le pays dans une situation de difficultés
économiques sans précédent.
Dans
cet environnement adverse, le secteur financier, comme les
autres agents économiques, a subi les contrecoups
des difficultés des entreprises et a vu ses résultats
globalement fléchir.
Ainsi,
les résultats de la Banque pour l'exercice 2001,
que nous avions escomptés en amélioration
par rapport à 2000, atteignent seulement FBU 1.121,0
M contre FBU 1.329,8 M l'exercice précédent,
soit une baisse de FBU 208,8 M.
Quoiqu'en
retrait, ces réalisations, qui pour la deuxième
année consécutive dépassent le seuil
du milliard de francs, demeurent globalement positives et
traduisent le renforcement continu de notre adaptabilité
face à la crise.
Adaptabilité
quant à nos instruments de pilotage et nos modes
opératoires mais aussi adaptabilité vis-à-vis
de nos clientèles spécifiques d'un réseau
de distribution d'année en année élargi.
Elle
témoigne aussi, bien entendu, de l'encadrement soutenu
du Conseil d'Administration, du professionnalisme managérial
du Comité de Direction, du dévouement et du
travail acharné de l'ensemble du personnel.
Nous
les en remercions vivement.
Dans
le même temps, nous les invitons à redoubler
d'effort à la tâche tant les défis demeurent
nombreux.
En
effet, dans un environnement turbulent et traversé
de ruptures, le changement intervient si rapidement que
la capacité d'évolution est devenue un avantage
concurrentiel majeur.
Nous
voudrions ainsi terminer notre message en exhortant le Staff
et l'encadrement à renforcer leurs capacités
d'anticipation et de créactivité pour des
résultats encore améliorés en 2002.
Georges
Coucoulis
|