C'est
qu'en effet, malgré les promesses arrachées
à la Conférence des Bailleurs de Fonds de
Paris en novembre 2000, l'aide internationale n'a guère
repris aggravant ainsi les conséquences liées
à l'effondrement des cours du café et la
chute de la production nationale.
Dans
ce contexte de marasme économique, et comme nous
l'avions prévu, la Banque Centrale a resserré
ses principaux instruments de politique monétaire,
à savoir le crédit et le change, en réduisant
les plafonds de refinancement individualisés des
banques et en restreignant la liste des produits à
l'importation admis au change.
Dans
cet environnement peu porteur, et suivant en cela les
stratégies arrêtées à la fin
de l'exercice 2000, la Banque a renforcé son pilotage,
en s'attachant particulièrement à la gestion
des risques inhérents à l'ensemble de son
activité et à la recherche du meilleur niveau
de service à la clientèle, et a poursuivi
sa politique de proximité avec trois nouvelles
implantations.
Cette
démarche étant sous-tendue par la nécessité
absolue d'initier et de conduire des changements, en recherchant
à coller aux événements, à
développer notre flexibilité et à
mettre en cause nos rigidités.
Renforcement
de la Maîtrise des Risques.
Face
à l'adversité du contexte économique,
la Banque a suscité l'émergence d'une préoccupation
vitale de renforcement de la maîtrise des risques
non seulement par des mesures palliatives, correctives
ou compensatoires, mais aussi par des actions réduisant
à l'avance la probabilité ou les conséquences
des incidents.
De
l'intérieur, cet éveil s'est concrétisé
à travers un nouveau rating des crédits
en quatre catégories et le traçage d'actions
appropriées par type de classement, ainsi que par
l'organisation de réunions de sensibilisation du
personnel sur les risques opérationnels et administratifs.
Vers
l'extérieur, en plus des opérations ciblées
menées sur certaines catégories de débiteurs,
des rencontres ont été organisées
avec plusieurs clients portant notamment sur l'orientation
de leurs activités en rapport avec les difficultés
du moment.
Réaménagement
de Notre "Magasin Bancaire".
Nous
parlions tout à l'heure du souci permanent de rechercher
le meilleur niveau de service à la clientèle.
Outre
les actions conduites dans la simplification et la formalisation
des méthodes, des modes opératoires, des
procédures et des circuits, ainsi que leur mise
à jour et leur respect, cette recherche du meilleur
niveau de service à la clientèle s'est aussi
effectuée à travers l'amélioration
continue de nos conditions d'accueil..
C'est
dans ce sens que le plateau central d'accueil au Siège
de l'Avenue de l'Industrie a été complètement
reconfiguré et offre désormais une meilleure
ergonomie et un accès plus confidentiel et plus
convivial aux caisses et aux services de support.
Dans
le même registre, les services de l'Agence de NGOZI
ont été relogés dans une nouvelle
implantation à la même identité architecturale
que l'ensemble du réseau.
Nous
croyons en effet que la meilleure disposition et l'aménagement
optimal des locaux et des postes de travail constituent
le premier attribut de l'accueil à la clientèle.
Réseau
de Distribution.
Cet
accueil serait bien entendu incomplet sans un réseau
de distribution élargi et efficient.
La
Banque a ainsi poursuivi sa politique d'extension géographique
avec trois nouvelles implantations en l'accompagnant d'un
accent plus particulier mis sur l'encadrement de nos agences
pour une meilleure efficacité.
Au
niveau de l'encadrement des agences, l'exercice 2001 a
vu l'instauration d'un suivi des agences de Bujumbura
par quatre membres du Staff, interlocuteurs privilégiés
des Directeurs d'Agences pour tous les aspects intéressant
la bonne marche de leurs entités.
Sur
la même lancée, la Banque s'est dotée
d'un nouveau service chargé de la Révision
des Opérations, de l'Administration et de la Gestion
des Agences et l'a confié à un responsable
d'une longue et compétente expérience bancaire.
S'agissant
de l'élargissement du réseau, le 12 mai
2001 était inaugurée notre Agence de MUYINGA,
neuvième maillon dans notre chaîne de distribution
et boucle destinée à compléter et
à renforcer les synergies existantes entre les
commerces et autres activités des centres d'affaires
de la zone Nord d'une part et entre ces centres et ceux
des zones Centre, Est et Ouest d'autre part.
Quelques
trois mois plus tard, c'était le 31 août
2001, cette implantation était suivie par celle
de BUYENZI, quartier populaire le plus animé de
la Capitale, abritant de nombreux commerces et maintes
activités artisanales et semi-industrielles.
Dixième
site d'exploitation avant l'année de la décennie
INTERBANK BURUNDI, l'Agence de Buyenzi couronne les succès
d'une politique de proximité démarrée
en 1996.
Commencée
dès cette année-là, avec l'Agence
de NGOZI, l'extension géographique de la Banque
s'est poursuivie au cours des trois exercices suivants,
1997, 1998 et 1999, avec les implantations respectives
de l'Agence de KIRUNDO, de l'Agence du Quartier Asiatique
et de l'Agence du Marché Central à Bujumbura.
 |
M. Walter H. Kansteiner,
Secrétaire d'Etat Adjoint Américain
pour les Affaires Africaines visitant une de nos Agences
de Bujumbura en compagnie de l'Administrateur Directeur
Général. |
Cette
politique d'extension s'est fortement consolidée
durant l'exercice 2000 avec deux nouvelles agences, à
Bujumbura, Place de l'Indépendance, et à
Gitega.
Option
de banque de proximité, couverture optimale des
zones d'activité, approches qui ont si bien réussi
et qui seront donc poursuivies en 2002.
D'ores
et déjà, l'Agence de Jabe dont l'implantation
avait démarré en 2001 est opérationnelle
depuis le 15 janvier 2002.
D'autres
implantations suivront sur les sites en prospection.
Notre
objectif demeurant de rapprocher la fabrication de la
distribution par la densification du réseau afin
de servir le client dans son propre milieu de travail
et suivant sa propre disponibilité.
PERSPECTIVES
L'année
2002 sera l'année de la décennie INTERBANK
BURUNDI. La Banque atteint dès lors l'âge
où elle doit confirmer son positionnement dans
l'industrie bancaire burundaise.
En
matière d'innovation, nous disposons d'ores et
déjà de quelques longueurs d'avance, que
ce soit dans l'élargissement des plages horaires,
de la Banque de proximité ou de l'encadrement clientèle.
Autant
d'atouts qui fonderont la base de notre développement
stratégique au cours des dix prochaines années.
Pour
l'exercice 2002, qui demeure sous de meilleurs auspices
politiques, avec la mise en place des premières
institutions de transition, et économiques, avec
les promesses de reprise de la coopération économique
réitérées à la Conférence
des Bailleurs de Fonds de Génève début
décembre 2001, nous voudrions le placer sous le
signe de la consolidation du "management".
Un
management résolument " opérationnel
", axé sur les systèmes d'information,
la gestion personnelle et celle des changements.
Cette
nouvelle vision du management que nous voulons implicative
et contributive s'articulera autour des options-forces
ci-après :