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L'exercice
clos le 31 décembre 2002, dixième
exercice social de la Banque, s'est déroulé
dans un environnement économique toujours
difficile, marqué par la rareté
des moyens de paiement à l'importation
et une reprise mitigée de la production
nationale.
Il
s'est cependant terminé sur une note d'espoir
suscitée par la reprise de la coopération
financière internationale concrétisée
par la signature de deux Accords de Crédits
avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire
International.
Dans
ce contexte difficile pour l'ensemble du secteur
financier, en raison de la montée des risques
de crédits consécutive aux difficultés
des entreprises, la Banque a poursuivi ses activités
dans le strict cadrage des orientations stratégiques
arrêtées en début d'exercice,
en s'attachant à rentabiliser optimalement
tous ses portefeuilles d'activité.
Dans
le domaine commercial, la Banque a poursuivi l'élargissement
de son réseau de distribution avec une
nouvelle implantation à Jabe, deuxième
quartier populaire à accueillir une Agence
Interbank Burundi, en janvier 2002, et a ouvert
trois chantiers: celui d'une Agence au Port de
Bujumbura et ceux de deux guichets bancaires de
plein exercice à l'Aéroport International
de Bujumbura et à l'Hôtel NOVOTEL.
Sur
le même registre commercial, la Banque a
lancé une campagne de promotion de son
image de marque par la pause d'affiches «La
Banque qui vous donne des ailes» sur les
principales artères de la capitale et par
la mise sur pied d'un site Internet www.interbankbdi.com.
Concernant
plus particulièrement ce volet communication,
la Banque a terminé le programme d'interconnexion
informatique de son réseau de distribution
en réussissant la liaison en continu et
en temps réel de ses Agences de Kirundo
et de Muyinga malgré les nombreuses contraintes
techniques de télécommunication
en milieu rural.
Les
membres du Conseil d'Administration
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- Georges
COUCOULIS, Président (au milieu)
- Callixte MUTABAZI, Administrateur
Directeur Général (troisième
à partir de la gauche)
- Marguerite RUMBETE, Adminstrateur
(deuxième à partir de la gauche)
- Abbé Gabriel BAZIRUWISABIYE,
Administrateur (premier à partir de
la droite)
- Arturo COSTA, Administrateur (premier
à partir de la gauche)
- Bonaventure NICIMPAYE, Administrateur
(troisième à partir de la droite)
- Jean-Michel VIDAL REBATTU, Administrateur
(deuxième à partir de la droite) |
Elle
devient ainsi la première banque du pays
à proposer des services délocalisés
parfaitement instantanés, procurant un
incomparable confort dans les transactions à
l'ensemble de ses clientèles.
Au
niveau managérial, l'INTERBANK BURUNDI
a principalement focalisé ses actions sur
le strict encadrement de l'activité crédit,
au regard de la rareté des ressources et
de la montée des risques, et la maîtrise
de l'organisation opérationnelle et informatique.
Les
résultats atteints, légèrement
en deçà des réalisations
2001, demeurent plutôt satisfaisants eu
égard au contexte de leur formation.
POLITIQUE
DES RESSOURCES
Le
marché des ressources en 2002 s'est caractérisé
par la rareté des ressources de refinancement
Banque Centrale, les plafonds individualisés
des banques ayant été régulièrement
revus à la baisse.
Face
à cet état de pénurie, la
Banque a développé une nouvelle
approche spécifique à la Clientèle
Devises avec quelques succès, ce qui, conjugué
au renforcement de l'encadrement clientèle
et à l'élargissement du réseau
par la nouvelle implantation de Jabe, lui a permis
de maintenir un équilibre satisfaisant
entre les emplois et les ressources.
Ainsi,
l'exercice se clôture sur un encours dépôts
de 41.282,4 M en croissance de 67 % .
GESTION
DES RISQUES DE CREDITS
Maîtrise
des Risques
Pour
l'exercice 2002, des accents particuliers ont
été mis sur la maîtrise des
risques de crédits au sein du réseau,
devenus importants du fait de l'élargissement
de ce dernier.
Une
visite approfondie du portefeuille crédits
des Agences a ainsi été effectuée
et a permis notamment une catégorisation
des clients de certains segments de clientèle
comme les marchés et la fixation de plafonds
d'intervention par segment de clientèle.
Administration
des crédits
A
l'instar de toutes nos structures de gestion,
la notion de centralisation et décentralisation
a été étendue à l'administration
des crédits, spécialement pour le
portefeuille des agences où le Responsable
du Service de la Révision des Opérations,
de l'Administration et de la Gestion des Agences
a initié un suivi sur dossiers et sur place
impliquant de nombreux déplacements à
l'intérieur du pays.
Encours
de crédits
La
restriction du recours au refinancement par la
Banque Centrale n'a pas suffi à freiner
l'expansion des crédits à l'économie
dont la demande est demeurée soutenue,
alimentée par la forte dépréciation
du franc burundais, les bonnes récoltes
vivrière et caféière et les
besoins en devises à l'importation du carburant
et des matériaux de construction, secteurs
sur lesquels la Banque détient une position
dominante.
Ainsi,
l'encours des crédits à fin décembre
2002 s'est établi à 35.908,6 M contre
24.970,6 M une année plus tôt, soit
une hausse de 43,8 %.
SERVICES
International
Banking
En
dépit de la rareté des ressources
en devises à la Banque Centrale, l'activité
à l'International Banking est restée
soutenue tout au long de l'exercice grâce
notamment aux ressources des clients permises
par notre nouvelle approche de la Clientèle
Devises.
Comme
par le passé, le souci de la Banque est
demeuré l'utilisation judicieuse et l'allocation
équitable de ces précieuses ressources,
les priorités étant toujours accordées
à la reconstitution des stocks de carburant,
de matières premières et de matériaux
de construction.
Opérations
de Guichet
Les
opérations de collecte en 2002 se sont
effectuées sur onze guichets au lieu de
dix en 2001.
Cet
élargissement continu des points de vente
et de leurs plages horaires est à l'origine
de flux de trésorerie d'année en
année plus importants.
Ainsi,
pour l'exercice 2002, les versements et transferts
effectués à la BRB, en alimentation
de notre compte courant, ont totalisé 29.646,4
M contre 28.453,4 M en 2001 tandis que l'encaisse
journalière atteignait la pointe de 2.255,0
M contre 1.600,0 M l'exercice précédent.
Réseau
d'Agences
Avec
l'Agence Jabe, inaugurée en janvier 2002,
la Banque a poursuivi sa nouvelle approche en
matière d'implantation d'agences, initiée
à Buyenzi en août 2001, à
savoir aller au delà de la disponibilisation
des services bancaires, en les délocalisant,
et s'investir dans la «Banque à domicile»
et la promotion du développement des collectivités
et des communautés de base.
Ce
faisant, elle uvre à la densification
des échanges commerciaux entre les acteurs
monétaires et les secteurs jusque là
informels que ce soit à Bujumbura ou à
l'intérieur du pays.
Ainsi,
les flux générés par notre
réseau interconnecté d'agences entre
Bujumbura et l'intérieur du pays se sont
établis à 56.959,8 M, contre 32.984,0
M en 2001, soit 24.951,3 M avec Ngozi, 9.474,6
M avec Kirundo, 17.676,3 M avec Gitega et 4.857,7
M avec Muyinga.
RENTABILITE
DES OPERATIONS
L'environnement
socio-politique perturbé conjugué
à la pénurie de devises et aux tensions
sur les ressources en monnaie locale ont négativement
influé sur la rentabilité de la
Banque.
En
raison néanmoins de la bonne tenue de l'activité
à l'International Banking, l'exercice 2002
se clôture sur des résultats consolidés
de 1.085,3 M en recul de seulement 3,2 % par rapport
à l'exercice précédent où
ils s'étaient établis à 1.121,0
M.
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