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Ces discussions
ont finalement abouti début septembre 2002
à la signature de deux Accords de Crédits,
la Facilité Post-conflit avec le FMI et
le Crédit de Relance de l'Economie avec
la Banque Mondiale pour des montants respectifs
de 25 et 54 millions de dollars américains.
Dans ce contexte
de pénurie et de programme économique
et financier avec les institutions de Bretton
Woods, la Banque Centrale a poursuivi le resserrement
de ses principaux instruments de politique monétaire
que sont le change et le crédit.
Ainsi, les plafonds
de refinancement individualisés des banques
ont été régulièrement
revus à la baisse tandis que le contrôle
de change était plus serré par le
truchement de la modification des règles
de fonctionnement du Marché des Enchères
de Devises.
Face à
cette conjoncture adverse, la Banque a orienté
son pilotage suivant quatre axes majeurs:
- la recherche de ressources
en devises par le développement d'une
approche spécifique à la clientèle
Devises;
- le développement de
la collecte intérieure par la poursuite
de sa politique de proximité ;
- · le strict encadrement
de l'activité crédit, en rapport
avec la rareté des ressources Banque
Centrale;
- et la maîtrise de l'organisation
opérationnelle et informatique.
Concomitamment,
dans le domaine commercial, la Banque s'est attachée
à renforcer son suivi clientèle
et à promouvoir son image de marque et
sa communication par, notamment, la mise sur pied
de son site internet www.interbankbdi.com et par
une campagne d'affiches "La Banque qui vous
donne des ailes" sur les principales artères
de la capitale.
Dans ce même
domaine, et s'agissant du réseau, elle
a poursuivi et terminé son programme d'interconnexion
informatique intégrale, en continu et en
temps réel, de toutes ses agences, offrant
ainsi à l'ensemble de la clientèle
IBB un service unique sur le marché bancaire
burundais.
Les résultats
obtenus, bien qu'en recul de 3 % comparés
à ceux de l'exercice précédent
mais pour la troisième année consécutive
au delà du milliard de francs, demeurent
largement positifs au regard de l'environnement
socio-économique globalement dégradé.
Ces performances
traduisent le renforcement de la capacité
de la Banque à créer de la valeur
ajoutée et à asseoir son positionnement
sur le marché bancaire burundais.
En témoigne
la consolidation continue de ses fonds propres
qui, au terme de ce dixième exercice social
que nous clôturons, en approchant les six
milliards de francs, la place dans une position
des plus confortables en termes de solvabilité
et d'autonomie financières.
Nous voudrions
remercier ici tous ceux qui, au sein des instances
dirigeantes de la Banque, le Conseil d'Administration
et le Comité de Direction, du réseau
comme dans les services de support, ont contribué
à l'accomplissement de ces performances.
S'agissant plus
particulièrement du personnel dont le dévouement
au cours de ces dix années écoulées
n'a faibli un seul instant, nous l'exhortons à
garder intacts sa détermination et son
professionnalisme, plus sûrs garants de
l'avenir de notre Banque.
Nous croyons en effet que l'efficacité
de la Banque de demain dépendra de sa capacité
à mobiliser et à unifier des équipes
d'hommes formés, informés et disponibles
pour faire face à l'aménagement
des contraintes techniques, commerciales et institutionnelles
en perspective.
Georges COUCOULIS.-
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