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RAPPORT D'ACTIVITES 2002 | 31 janvier 2003 | 10ème Exercice Social
Rapport du Président du Comité de Direction

Dans cette section

Callixte MUTABAZI, Administrateur Directeur Général: “... nos acquis en matière de développement commercial, d’organisation et d’efficience du réseau sont autant d’atouts dans la réalisation des objectifs 2003.”

L'exercice 2002 qui marque les dix ans d'existence de la Banque a été un exercice charnière pour au moins trois raisons.

Premièrement parce qu'il marque une étape dans la vie de l'IBB: 10 ans, l'âge du plein développement et donc de réflexion sur le devenir de la Banque.

Une réflexion que nous avons entamée dès la fin de l'exercice 2001 et qui nous a permis d'arrêter des stratégies pour les dix prochaines années.

Deuxièmement parce que tout en demeurant le fidèle prolongement des exercices écoulés en ce qui est de l'environnement socio-économique perturbé, l'exercice 2002 s'achève sur une note d'optimisme avec le retour de la croissance économique et la reprise effective de l'aide financière internationale.

A cet effet, les premiers déblocages sur les crédits Banque Mondiale et FMI sont intervenus dès le mois d'octobre 2002.

Troisièmement parce que malgré un contexte économique difficile, cet exercice 2002 voit le maintien du résultat de la banque au delà du milliard de francs burundais. Il s'agit là d'une consolidation apte à propulser la Banque vers des résultats encore améliorés avec la reprise de l'activité économique.

Consolidation d'autant plus appréciable qu'elle est également intervenue dans un contexte réglementaire contraignant qui s'est notamment traduit par la restriction du recours au refinancement Banque Centrale et par le renchérissement de son loyer, passé de 14 à 15,5 %.

Ces performances sont le résultat d'actions multidirectionnelles basées sur les stratégies arrêtées depuis deux ans maintenant et qui, pour l'exercice 2002, se sont focalisées sur le strict encadrement de l'activité crédit, une nouvelle approche de la clientèle devises, la maîtrise de l'organisation opérationnelle et informatique et la poursuite de la politique de proximité.

Démarche dictée par l'impératif d'accroître la productivité pour préserver la rentabilité, malgré l'érosion des marges et la montée des risques.

Le Strict Encadrement de l'Activité Crédit

Face à cette montée des risques qui se nourrit des difficultés économiques nées de la longue crise socio-économique que vit le pays, la Banque a poursuivi ses efforts d'encadrement du crédit, qualitatif et quantitatif.

Ainsi, et s'agissant du portefeuille crédit du réseau, trois mesures de gestion ont été prises à savoir:

la segmentation sectorielle par type d'activité;
la catégorisation des clients du segment «marchés» à Bujumbura, Ngozi, Gitega, Kirundo et Muyinga;
et la fixation de plafonds d'intervention sur ces marchés.

Mesures aussi dictées par la rareté des ressources Banque Centrale, elles ont fait l'objet de réunions de sensibilisation avec de larges fractions de la clientèle.

Nouvelle Approche en Matière de Ressources

Rareté des ressources Banque Centrale, rareté des moyens de paiement en devises, contexte qui a motivé la Banque à développer une nouvelle approche vers la clientèle Devises, essentiellement les organisations non gouvernementales du domaine humanitaire et les projets financés par la Banque Mondiale ou l'Union Européenne.

Cette approche a principalement consisté à mettre en avant la qualité des services de la Banque et le professionnalisme de ses équipes, éléments de différenciation majeurs de l'Interbank Burundi.

Réseau de Distribution

Dans le même temps, le renforcement de la collecte intérieure s'est poursuivi avec l'extension géographique continue de notre réseau de distribution.

En janvier 2002, démarrait en effet notre Agence de Jabe, 11ème site d'exploitation de la Banque, destinée à desservir les zones de Bwiza et Nyakabiga d'une très grande vitalité commerciale.

Comme les exercices précédents, cette extension physique s'est accompagnée d'actions d'amélioration du fonctionnement de ce réseau de distribution.

C'est dans ce cadre qu'un séminaire de deux semaines a été tenu à Bujumbura en février 2002 à l'intention des Directeurs de nos Agences de l'Intérieur du pays.

Les thèmes abordés ont aussi bien porté sur l'encadrement du crédit, les opérations inter-agences que sur l'action marketing au sein de leurs entités respectives.

Organisation Opérationnelle et Informatique.

L'amélioration constante des structures organisationnelles de la Banque, qui allient centralisation et décentralisation, a encore fait l'objet d'une attention particulière en 2002.

Ainsi, en plus des traditionnelles réunions de sensibilisation du personnel, essentiellement les nouveaux agents, les chefs de section, les préposés à la saisie, au pointage et au repointage des opérations, sur les aspects de l'organisation et de la sécurité opérationnelles, un exercice de quantification des tâches et de timing des opérations a été réalisé avec succès tout au long de cet exercice.

L'objectif recherché étant la rapidité et la fiabilité dans la gestion des opérations, priorités que s'est depuis longtemps fixées la Banque en matière de service à la clientèle.

Dans le domaine informatique, conscients de l'importance de l'informatique en tant qu'instrument d'aide à la production, à la communication, au changement et à la compétitivité, nous avons procédé à l'état des lieux de l'informatisation de la Banque.

A l'issue de cet examen, il a été notamment établi des tableaux de bord des contrôles informatiques et un suivi des consommables informatiques tandis qu’étaient organisées des rencontres de sensibilisation du personnel sur la sécurité informatique et le comportement des utilisateurs vis-à-vis des terminaux et autres matériels informatiques.

PERSPECTIVES

L'exercice 2003 débute sur des signes d'espoir évidents au point de vue économique.

En effet, de ce point de vue, les deux Accords de Crédits signés avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International au courant du dernier trimestre 2002 ouvrent la voie à une reprise prochaine de la coopération financière internationale et bilatérale étendue à tous les bailleurs traditionnels du pays.

164 millions de dollars américains pourraient ainsi être débloqués en faveur du Burundi cette année dont 46,5 Millions confirmés sur les crédits Banque Mondiale (34 millions) et FMI (12,5 millions).

Point cependant d'optimisme béat.

En effet, d'une part, les déblocages de ces financements sont conditionnés à la bonne exécution du programme économique et financier négocié avec les deux institutions de Bretton Woods, ce qui impliquera pour le système financier un environnement réglementaire rigoureux en matière de crédits, de change ou de réserves obligatoires.

D'autre part, l'évolution socio-politique du pays avec ses retombées sur le plan économique inspire toujours la prudence quant à la formulation de perspectives.

A l'environnement 2003 devra donc répondre un renforcement de nos instruments de pilotage au triple point de vue organisationnel, managérial et commercial.

Fort heureusement, nos acquis en matière de développement commercial, d'organisation opérationnelle et d'efficience du réseau sont autant d'atouts dans la réalisation des objectifs 2003.

En prolongement des stratégies arrêtées en 2002, qui étaient bâties sur la «gestion opérationnelle», ces objectifs sont articulés autour de quatre axes principaux:

  • l'octroi à chacun des portefeuilles d'activité de la Banque des moyens nécessaires à leur développement;
  • l'exploitation optimale des synergies entre les portefeuilles d'activité;
  • le renforcement significatif de la contribution du réseau aux résultats de la Banque;
  • la réalisation de gains de productivité notables par l'amélioration continue des structures fonctionnelles et opérationnelles et les rationalisations internes.

Ces stratégies qui s'inscrivent dans l'adaptation de nos structures et de notre organisation aux impératifs d'efficience ainsi que dans la consolidation de nos acquis conditionneront la réalisation de résultats meilleurs pour les exercices 2003 et suivants.

J'invite donc le Staff et tout notre corps social à faire leurs ces stratégies.

Callixte Mutabazi

 

                 
 
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