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RAPPORT D'ACTIVITES 2003 | 30 janvier 2004 | 11ème Exercice Social
Rapport du Conseil d'Administration
EVOLUTION DES ACTIVITES

Dans cette section

L'exercice clos le 31 décembre 2003 s'est déroulé dans un environnement économique particulièrement défavorable.

Dès le premier trimestre 2003, avec les premières estimations de la production caféière et la faible pluviométrie observée, il était devenu évident que l'on se dirigeait vers la fin de la croissance qu'avait connue l'économie burundaise en 2002.

Le ralentissement, puis la baisse se sont confirmés au cours du second semestre en dépit d'une reprise très nette de l'aide financière internationale, intervenue, il est vrai, dans un contexte de politique monétaire et de réglementation prudentielle très resserrées.

La Banque en a très normalement subi le contrecoup, l'essentiel de l'impact se portant sur la qualité du portefeuille crédits, dont la réévaluation réglementaire par la Banque Centrale en début d'exercice s'est traduite par un stock plus important de provisions pour créances douteuses.

Contrecoup malgré tout amorti grâce aux actions préventives conduites dans le cadre des stratégies arrêtées par la Banque fin 2002 et visant un encadrement plus rigoureux des crédits, une politique commerciale centrée sur l'augmentation des revenus et un strict monitoring des frais généraux d'exploitation.

Actions étoffées par la densification et l'efficience d'un large réseau de distribution qui s'est enrichi de deux nouvelles agences, à Bujumbura, au Port, et à Rumonge, et de trois guichets bancaires de plein exercice, à l'Aéroport International de Bujumbura, à l'Hôtel Novotel et au Building Administratif du Ministère des Finances.

Les membres du Conseil d'Administration

De gaauche à droite:

- Jean-Michel VIDAL REBATTU, Administrateur
- Marguerite RUMBETE, Adminstrateur
- Callixte MUTABAZI, Administrateur Directeur Général
- Georges COUCOULIS, Président
- Bonaventure NICIMPAYE, Administrateur
- Abbé Gabriel BAZIRUWISABIYE, Administrateur

Ne figurant pas sur la photo :

- Arturo COSTA, Administrateur

Au global, l'exercice 2003 s'est clôturé sur un résultat net du même ordre de grandeur que celui de l'exercice précédent, ce qui, dans les circonstances environnementales et réglementaires présentes, doit être considéré comme tout à fait satisfaisant.

POLITIQUE DES RESSOURCES

Très peu liquide, le marché des ressources s'est caractérisé par une vive concurrence sur les dépôts, induite par la rareté des ressources Banque Centrale et la transformation des dépôts clientèle en Certificats du Trésor, plus rémunérateurs.

Comme par le passé, la Banque a fait face à ce contexte de pénurie grâce à l'élargissement de sa base de ressources à travers le renforcement de son " approche commerciale clients devises " et l'extension de son réseau de distribution enrichi de cinq nouvelles entités.

L'exercice se clôture ainsi sur un encours dépôts de 48.970,3 M, en hausse de 18,6 %.

GESTION DES RISQUES DE CREDITS

Maîtrise des Risques

Du fait de l'environnement économique particulièrement dégradé et du resserrement de la réglementation prudentielle, le suivi et la maîtrise des risques, de longue date piliers de la politique de crédit de la Banque, ont fait l'objet d'une préoccupation permanente en 2003.

Ainsi, tout au début de l'exercice, une classification qualitative du portefeuille crédits a été menée en vue de fixer les priorités en matière de suivi et de recouvrement.

C'est sur base de cette classification qu'un audit approfondi de ce portefeuille a par ailleurs été exécuté, qui a permis d'affiner les actions d'encadrement des chargés de relations.

Au final, en dépit de la réduction des délais de provisionnement des créances douteuses, les provisions constituées au titre de l'exercice demeurent dans des proportions fort acceptables, avec un taux de déchet de 2,4 %.

Administration des crédits

Suivant en cela les recommandations issues de l'audit du portefeuille crédits, l'administration des crédits a mis un accent particulier sur l'optimisation de l'organisation et de la gestion à travers une reformulation des fonctions du Responsable des Crédits.

Celui-ci a désormais pour priorités la fixation de plans et objectifs et le suivi régulier des performances des chargés de relations.

Encours de crédits

Le comportement du marché des ressources conjugué à une politique du crédit privilégiant la maîtrise des encours et le strict encadrement du portefeuille ont eu un effet restrictif sur l'évolution des encours.

Ainsi, à fin décembre 2003, le total des crédits à l'économie ne s'élève qu'à 36.116,9 M contre 35.908,6 M l'exercice précédent, soit une petite augmentation de 1%.

SERVICES

International Banking

En raison de la nette reprise de la coopération financière internationale, le Marché des Enchères de Devises s'est régulièrement tenu en 2003, permettant une activité soutenue à l'International Banking.
Elle l'a d'autant plus été que les ressources issues de ce marché ont été étoffées par les ressources clientèle devises dont l'approche commerciale spécifique nous a permis de compter encore une fois dans nos relations un important projet financé par la Banque Mondiale, le Projet Santé et Population II.

Opérations de Guichet

Les opérations de collecte en 2003 se sont effectuées sur seize guichets au lieu de onze en 2002.

Cette extension continue des implantations commerciales et de leurs plages horaires se traduit par des flux de trésorerie toujours plus importants.

Pour l'exercice sous revue, les versements et transferts effectués à la Banque Centrale ont ainsi totalisé 42.711,3 M, contre 29.646,4 M en 2002, pendant que l'encaisse journalière atteignait une pointe de 3.362,0 M au lieu de 2.255,0 M l'exercice précédent.

Réseau d'Agences

En 2003, la Banque a imprimé un double tournant à sa politique de distribution : le retour à l'implantation d'agences et guichets sur sites, avec l'Agence du Port de Bujumbura et les guichets de l'Aéroport, de l'Hôtel Novotel et du Building Administratif du Ministère des Finances, ainsi qu'à l'extension territoriale de son réseau, avec l'Agence de Rumonge.

Il s'en est suivi une forte densification des échanges inter-agences dont les flux entre Bujumbura et l'intérieur du pays se sont établis à 58.134,1 M contre 56.959,8 M en 2002.

RENTABILITE DES OPERATIONS

Malgré l'environnement socio-économique dégradé, la préservation de la marge d'intermédiation clientèle et la bonne tenue de l'activité à l'International Banking ont permis le maintien du résultat à son niveau de 2002, à 1.110,5 M, contre 1.085,3 M une année plus tôt.

                 
 
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