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RAPPORT D'ACTIVITES 2003 | 30 janvier 2004 | 11ème Exercice Social
Message du Président du Conseil d'Administration
Georges Coucoulis,  Président du Conseil d'Administration :  "… le développement d'une banque, sa croissance interne comme externe, sa capacité à améliorer ses parts de marché dépendent du niveau des fonds propres et donc de sa capacité à les augmenter."

Exercice de la deuxième décennie de l'INTERBANK BURUNDI, l'exercice 2003 s'est déroulé dans un environnement économique toujours précaire malgré les avancées significatives du processus de paix et le retour timide de l'aide financière internationale.

La faiblesse de la production vivrière, due pour une large part aux déplacements massifs et répétitifs de populations civiles fuyant les combats et à une pluviométrie médiocre, conjuguée à une forte chute de la production caféière ont entraîné une baisse du taux de croissance de l'économie de l'ordre de 2%, estimé à 2,1% contre environ 4,6% en 2002.

Georges COUCOULIS
Présidet du Conseil d'Administration:" … le développement d'une banque, sa croissance interne comme externe, sa capacité à améliorer ses parts de marché dépendent du niveau des fonds propres et donc de sa capacité à les augmenter."

Performances somme toute maintenues en raison de la reprise des secteurs secondaire et tertiaire, d'une politique budgétaire prudente et du décaissement de l'aide financière internationale, elles traduisent aussi la réussite des programmes de réformes macro-économiques et structurelles conclues avec le FMI et la Banque Mondiale depuis l'année 2002.

Réformes qui ont eu un impact significatif sur l'activité bancaire, ayant conduit la Banque Centrale à :

  • réduire drastiquement ses lignes de refinancement en faveur du système financier ;
  • accroître le taux des réserves obligatoires, passé de 7,5% à 8,5% ;
  • renforcer les dispositifs prudentiels, notamment en matière de provisions pour créances compromises ;
  • tout en libéralisant davantage sa réglementation de change.

L'INTERBANK BURUNDI quant à elle s'est vite adaptée à cet environnement de politique monétaire resserrée en s'appuyant sur les axes stratégiques tracés depuis 2002, essentiellement orientés sur le strict encadrement de l'activité " crédit " , la recherche de ressources en devises pour soutenir l'International Banking, la mise en place de nouvelles structures organisationnelles visant à réduire les frais généraux d'exploitation et l'animation du réseau de distribution pour l'adapter à la vision stratégique de la Banque.

Entre autres actions, pour ne citer que celles-là, en plus de l'encadrement du portefeuille crédits, dont la classification qualitative a été opérée dès le mois de janvier 2003, la Banque a mené une réflexion approfondie sur la réduction des frais généraux d'exploitation qui a abouti à la mise en place d'une unité décentralisée de gestion des services généraux dénommée Futura Management Applications, en abrégé FUMAP, avec recherche de profit comme principe managérial.

Cette unité de gestion consacre le principe que chaque entité soit en même temps un centre de coûts mais aussi un centre de profits au service du résultat global de la Banque.

Actions entreprises dans l'optique de l'amélioration du profil risque de la Banque par la professionnalisation de la gestion de tous les risques bancaires.

Dans le domaine commercial, outre la poursuite de la densification du réseau, avec l'implantation de deux nouvelles agences et trois guichets bancaires de plein exercice, la Banque s'est attachée à renforcer l'efficience commerciale et opérationnelle de ce dernier par la mise sur pied de nouveaux instruments et supports de contrôle des opérations et d'encadrement du crédit des agences.

Dans le même temps, elle affinait sa politique commerciale orientée clients devises dans le but d'augmenter les revenus grâce à un positionnement sur le marché des opérations avec l'étranger.

Les résultats obtenus sont conformes à ces efforts de gestion et de travail commercial accomplis au cours de l'exercice.

S'ils n'apparaissent qu'en augmentation de seulement 2,3% comparés à ceux de l'exercice précédent cela est largement dû à l'environnement économique peu favorable qui s'est traduit pour le système bancaire par un surplus de provisions destinées à couvrir l'accroissement des risques de crédits.

Nous voudrions remercier ici tous ceux qui, au sein des organes de gestion de la Banque, du réseau ou des services opérationnels et de support, ont accompli ces efforts.

En même temps nous les exhortons à redoubler d'ardeur à la tâche pour maintenir les résultats de la Banque sur la voie de la croissance.

Tant il est vrai que le développement d'une banque, sa croissance interne comme externe, sa capacité à améliorer ses parts de marché dépendent du niveau des fonds propres et donc de sa capacité à les augmenter.


Georges COUCOULIS.-

                 
 
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