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Performances somme
toute maintenues en raison de la reprise des secteurs
secondaire et tertiaire, d'une politique budgétaire
prudente et du décaissement de l'aide financière
internationale, elles traduisent
aussi la réussite des programmes de réformes
macro-économiques et structurelles conclues
avec le FMI et la Banque Mondiale depuis l'année
2002.
Réformes qui ont
eu un impact significatif sur l'activité
bancaire, ayant conduit la Banque Centrale à
:
- réduire drastiquement
ses lignes de refinancement en faveur du système
financier ;
- accroître le taux des
réserves obligatoires, passé
de 7,5% à 8,5% ;
- renforcer les dispositifs
prudentiels, notamment en matière de
provisions pour créances compromises
;
- tout en libéralisant
davantage sa réglementation de change.
L'INTERBANK
BURUNDI quant à elle s'est vite adaptée
à cet environnement de politique monétaire
resserrée en s'appuyant sur les axes stratégiques
tracés depuis 2002, essentiellement orientés
sur le strict encadrement de l'activité
" crédit " , la recherche de
ressources en devises pour soutenir l'International
Banking, la mise en place de nouvelles structures
organisationnelles visant à réduire
les frais généraux d'exploitation
et l'animation du réseau de distribution
pour l'adapter à la vision stratégique
de la Banque.
Entre
autres actions, pour ne citer que celles-là,
en plus de l'encadrement du portefeuille crédits,
dont la classification qualitative a été
opérée dès le mois de janvier
2003, la Banque a mené une réflexion
approfondie sur la réduction des frais
généraux d'exploitation qui a abouti
à la mise en place d'une unité décentralisée
de gestion des services généraux
dénommée Futura Management Applications,
en abrégé FUMAP, avec recherche
de profit comme principe managérial.
Cette
unité de gestion consacre le principe que
chaque entité soit en même temps
un centre de coûts mais aussi un centre
de profits au service du résultat global
de la Banque.
Actions
entreprises dans l'optique de l'amélioration
du profil risque de la Banque par la professionnalisation
de la gestion de tous les risques bancaires.
Dans
le domaine commercial, outre la poursuite de la
densification du réseau, avec l'implantation
de deux nouvelles agences et trois guichets bancaires
de plein exercice, la Banque s'est attachée
à renforcer l'efficience commerciale et
opérationnelle de ce dernier par la mise
sur pied de nouveaux instruments et supports de
contrôle des opérations et d'encadrement
du crédit des agences.
Dans
le même temps, elle affinait sa politique
commerciale orientée clients devises dans
le but d'augmenter les revenus grâce à
un positionnement sur le marché des opérations
avec l'étranger.
Les
résultats obtenus sont conformes à
ces efforts de gestion et de travail commercial
accomplis au cours de l'exercice.
S'ils
n'apparaissent qu'en augmentation de seulement
2,3% comparés à ceux de l'exercice
précédent cela est largement dû
à l'environnement économique peu
favorable qui s'est traduit pour le système
bancaire par un surplus de provisions destinées
à couvrir l'accroissement des risques de
crédits.
Nous
voudrions remercier ici tous ceux qui, au sein
des organes de gestion de la Banque, du réseau
ou des services opérationnels et de support,
ont accompli ces efforts.
En même
temps nous les exhortons à redoubler d'ardeur
à la tâche pour maintenir les résultats
de la Banque sur la voie de la croissance.
Tant il est vrai
que le développement d'une banque, sa croissance
interne comme externe, sa capacité à
améliorer ses parts de marché dépendent
du niveau des fonds propres et donc de sa capacité
à les augmenter.
Georges COUCOULIS.-
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